Installation, recherche en cours.
Cartographie 3D et vues satellites des mines de terres rares actives dans le monde.
Dans une démarche visant à relier les paysages aux usages numériques, l’installation Rare Earth se présente comme une cartographie sensible : elle associe une base de données actualisée des sites d’extraction de minerais rares à une représentation physique de ces lieux, en écho à la perception biaisée et abstraite que l’on se fait du “cloud”.
À partir d’images satellites et de la géolocalisation des sites d’extraction de ressources telles que le lithium, le silicium, le cobalt ou le nickel, l’installation propose une relecture contemplative de ces territoires et interroge notre rapport à l’usage du monde dans sa modernité (cf. Aliénation et Accélération, Hartmut Rosa).
Cette œuvre met en lumière la matérialité profonde du numérique et questionne la face cachée de nos imaginaires technologiques. Avec le développement des intelligences artificielles, et plus précisément des LLMs, hébergés dans un “cloud” toujours plus gourmand en matières premières terrestres, cette infrastructure n’est plus une abstraction éthérée : elle s’enracine dans une réalité géologique et politique bien tangible, que l’installation donne à voir et à penser.